SILAR : FOURNISSEUR D'OXYDE DE ZINC, FABRICANT DE MELANGES ET DE DISPERSIONS
  PROCÉDÉS  

Il y a deux procédés industriels pour fabriquer l’oxyde de zinc par voie sèche.

PROCEDE AMERICAIN OU INDIRECT :

Le premier a comme point de départ des minerais ou résidus de zinc oxygénés ou carbonatés (blendes grillées ou calamines). On le désigne sous le nom de « procédé direct » parce que l’on passe directement du minerai à l’oxyde sans isoler le stade métal,ou de «  procédé américain » parce qu’il fut pour la première fois employé aux Etats-Unis. Le principe en est le suivant : le minerai est chauffé dans un four avec du charbon et de la chaux. Cette dernière sert à la décomposition des silicates de zinc et à leur transformation en oxyde. L’oxyde de zinc, réduit par le charbon et l’oxyde de carbone, donne des vapeurs de zinc qui sont entrainées en dehors de l’enceinte du four, oxydées par de l’air chaud et récolté sous forme d’oxyde de zinc, soit dans des loges à sacs soit dans des chambres. Cette opération peut être effectuée dans des fours discontinus ou continus de construction très différente, tels le four Wetherill à grille fixe ou à grille mécanique, le four électrique de la St Josephs Lead Company, le four rotatif du procédé Waelz, etc.

PROCEDE FRANÇAIS OU DIRECT :

Le deuxième procédé qui permet de fabriquer l’oxyde de zinc par voie sèche est le procédé indirect ou français. Il est appelé « indirect » parce que, entre le minerai et l’oxyde, on passe par un stade intermédiaire qui est le zinc métal, et « français » parce que pour la première fois appliquées en France par Leclair.

Ici la matière première n’est plus le minerai, mais le zinc métal. Celui-ci peut être soit du zinc pur contenant au maximum quelques impuretés, soit du zinc de seconde fusion, des mattes de zinc ou même des vieux zincs beaucoup moins purs donnant des oxydes plus ou moins colorés.

Le principe en est très simple : le zinc fondu est porté à l’ébullition (907°C) puis distillé. Les  vapeurs de zinc sont oxydées par l’air. Le blanc produit est entraîné par un courant d’air et récolté comme dans le procédé direct. Pour réaliser cette distillation du métal, il existe également différents types de fours. Citons le four à cornue du type Grillo, les fours tournants du type Smelting et enfin le four vertical du type New Jersey.

Il va de soi qu’avec ces différents procédés de fabrication, il est possible d’obtenir des oxydes de zinc présentant des différences assez sensibles, tant au point de vue physique que chimique. La teneur en ZnO peut varier ainsi que la nature et la teneur des impuretés présentes. Les caractéristiques du blanc peuvent également varier d’après la température à laquelle se fait l’oxydation des vapeurs de zinc, d’après la composition du milieu gazeux dans lequel se fait la combustion, d’après la durée pendant laquelle le blanc est maintenu à température élevée, etc…

PROCEDE HUMIDE OU CHIMIQUE 

On utilise un sel de zinc obtenu par un procédé amont intégré ou non. Ce sel de zinc est chauffé par de l’air qui permet au zinc de se décomplexer pour repasser par sa forme métal et instable, se recomplexer avec l’oxygène de l’air.